Après une trop longue absence je reprends un peu le clavier, une petite envie comme ça qui me prends sans que j'en soit totalement consciente, envie de vider mon sac…
Ces derniers mois n'ont pas été faciles comme pour beaucoup, c'est vrai.
Ça sent noël, la neige, le froid, les supermarchés bondés, les portes-monnaies serrés, les restos du cœur surchargés, les oubliés qui vivent et meurent sur un bout
de trottoir dans l'indifférence générale…
J'ai comme une envie (très égoïste de ma part, je sais) d'avoir 6 ans, de croire encore au père noël, où les repas en famille sont l'occasion de jouer avec ses cousins cousines, et pas un énième
débat sur Sarko et son égo.
De voir le sapin deux fois plus grand qu'il ne l'est, et d'imaginer une montagne de cadeaux, dans laquelle je pourrais me noyer de bonheur.
Me disputer avec ma sœur (notre passe-temps favori), boire du champagne en cachette de ma mère (hum c'est bon les bulles), me goinfrer de foie gras (c'est super bon comme pâté), bouder les huîtres parce que vraiment c'est bizarre comme truc (depuis je me suis rattrapée), et battre mon coussin au concours de celui qui mange les plus de crevettes.
Les kilos de papillotes qui me font de l'œil sur la table, et donner les pâtes de fruits aux grands parce que berkkkk!!!
Les blagues à deux balles d'un de mes cousins qui font rire mon père jusqu'à ce qu'il ait le cul parterre.
Le trou normand auquel je n'ai pas droit, mais qu'une tante compréhensive me fera goûter, et que je m'empresserais de recracher dans son assiette.
Les longues tablées, les heures de repas, les rires, les guirlandes et bougies, cette chaleur qui fait du bien au cœur, cette envie que toute l'année soit
ainsi.
Et puis partir se coucher pour que le père noël puisse passer… ne pas arriver à dormir tellement on a la hâte au ventre… alors passer le temps avec des histoires qui font peur.
Fouiller le bureau de mon grand père dans lequel on dort à quatre, pour trouver un vieux projecteur et son stock de diapos, de nos mères, de nous, de gens qu'on ne connaît pas ou qu'on ne reconnaît pas, mais c'est pas grave on a l'impression de faire un truc interdit, les parents ne doivent se douter de rien, c'est excitant.
Reveillée à 6 h du mat, descendre discrètement l'escalier pour aller voir les cadeaux, compter combien on en a, et combien en ont les autres (qui n'a jamais fait ça?!).
Réveiller en tout hâte les parents, pour avoir le feu vert de déchirer les papiers cadeaux qu'ils auront mis des heures à faire.
Se retrouver avec un bol de chocolat chaud au pied du sapin tous ensemble, pour déballer nos chers cadeaux, le père noël aura-t-il respecté la liste ou aura-t-il pris des initiatives???
Oh oui j'en suis sure je veux avoir 6 ans en ce moment!!!!


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